Logo Los Pueblos Más Bonitos de EspañaLos Pueblos Más Bonitos de España - Inicio

7 jours gratuits · tarif fondateurVous bénéficiez de ce prix si vous vous inscrivez avant le 31 août.

Se termine à 16 d 2 h 30 minEssayer gratuitement pendant 7 jours
Fête du « Petit Diable »
Culture · Sepulveda

Fête du « Petit Diable »

Il est 22 heures, un 23 août comme les autres. Le quartier de San Bartolomé et la place d'Espagne d'Sepúlveda, sont plongés dans l'obscurité. Une foule se presse aux abords de l'église de San Bartolomé, qui célèbre sa fê

Le quartier de San Bartolomé et la place d'Espagne de Sepúlveda sont plongés dans l'obscurité. Une foule se presse aux abords de l'église de San Bartolomé, qui célèbre sa fête le lendemain, le 24 août.

Le rituel

Il est 22 heures, un 23 août comme les autres. Le quartier de San Bartolomé et la place d’Espagne de Sepúlveda sont plongés dans l’obscurité. Une foule se presse aux abords de l’église de San Bartolomé, qui célèbre sa fête le lendemain, le 24 août. La foule bruyante, composée majoritairement de jeunes, réclame la présence des protagonistes du rituel. C’est l’heure du « Diablillo ».

En réalité, il ne s’agit pas d’un seul « diablillo ». Ils sont six ou sept, qui se relaient dans leur mission. Ce sont des personnages reconnaissables entre tous. Vêtus de rouge, ils portent un balai et ont, fixées de part et d’autre de la tête, de petites lanternes pour éclairer leur passage au milieu de la foule. Chaque « diablillo » est accompagné de deux gardes du corps ou « petits diablillos », vêtus de leurs habits de ville ou de noir, mais qui portent eux aussi un balai.

Enfin, le moment tant attendu arrive. Ponctuel à son rendez-vous annuel, le diablotin surgit de derrière un grand feu de joie (allumé un peu plus tôt) et apparaît au sommet de l’escalier de San Bartolomé. Depuis la place d’Espagne, la foule l’aperçoit, ainsi que ses deux escortes, placées à droite et à gauche. Ils descendent à toute vitesse, en zigzaguant sur 26 marches, jusqu’à se retrouver face aux spectateurs. Coup de balai par-ci, coup de balai par-là, la foule tente d’esquiver les coups. Courses anarchiques, sans but précis, et fête, beaucoup de fête. Tout Sepúlveda célèbre la Saint-Barthélemy. Les fêtes « des Taureaux » (dernier week-end d’août) sont déjà là, et le petit diable marque le coup d’envoi des réjouissances.

Une fois le rituel terminé, l’éclairage public se rallume, et c’est alors que l’on commence à distribuer gratuitement de la limonade à tous les participants, offerte par les habitants du quartier, le tout animé par la musique d’une fanfare jusqu’à tard dans la nuit.

L'origine

Les textes consacrés à saint Barthélemy racontent que, alors qu’il prêchait en Inde, l’apôtre fut convoqué par Polymios, un puissant roi dont la fille était possédée par un démon. Une fois à la cour, le saint constata que la malade était enchaînée, car elle mordait tous ceux qui s’approchaient d’elle. Saint Barthélemy ordonna alors de libérer la princesse de ses chaînes. Les serviteurs du roi n’osaient pas la détacher, mais le saint insista : « Faites ce que je vous ordonne ; n’ayez pas peur ; elle ne vous mordra pas, car j’ai déjà bien ligoté le démon qui la domine. » Les serviteurs détachèrent la jeune fille qui, à cet instant même, fut totalement guérie.

La tradition

Une croyance populaire de Sepulveda veut qu’il y ait une nuit par an, celle du 23 août, où l’apôtre libère le diable des chaînes qui le retiennent, donnant alors lieu au rituel des « Diablillos » qui dure un long moment, jusqu’à ce que, vers dix heures et demie du soir, une dernière course des petits diables, tous ensemble, clôture la cérémonie. Les petits diables remontent alors vers l’église Saint-Barthélemy, car on suppose « que le saint les lie à nouveau ».

Antiquité et évolution

L’origine de la fête du Diablillo se perd dans la nuit des temps. À Sepúlveda, personne ne connaît avec certitude ses origines, bien que les personnes les plus âgées affirment que leurs grands-parents participaient déjà à ce rituel. En effet, la tradition orale raconte que même pendant la guerre civile espagnole (1936-1939), elle n’a jamais cessé d’être célébrée. Au fil des ans, la fête a évolué. Ainsi, les chaînes que le diablillo portait aux chevilles ont disparu et le nombre de diablillos a progressivement augmenté. Malgré ces changements, et selon ce que rapporte la tradition orale, le rituel est resté fidèle à son essence. Ainsi, le petit diable sort la nuit, en essayant d’effrayer les enfants, pour revenir peu après à l’église.

En 2008, les costumes des petits diables ont été renouvelés. La nouvelle tenue a été conçue par l’artiste polyvalent Manuel Gómez Zía, muraliste, sculpteur et illustrateur.

En concevant le costume du petit diable, Gómez Zía a voulu qu’il soit « le prolongement des flammes de l’enfer ». En ce sens, l’artiste a souhaité que le spectateur voie