
Ancienne église collégiale de Santa María La Mayor (FR)
La construction de l'église paroissiale a débuté au début du XVIIe siècle et s'est achevée en 1620. Plusieurs maîtres d'œuvre ont participé à la direction des travaux : Juan de Lacambra et son disciple Pedro Ambuesa. Le bâtiment, qui sert depuis cette époque de centre religieux à l'Rubielos de Mora, présente un plan architectural où l'on retrouve des vestiges de l'architecture gothique typique de la région du Levant.
Extérieur
Le bâtiment possède une tour composée de trois corps carrés et d'un quatrième octogonal, dans lequel se trouvent les cloches (dont l'une date de 1476). Le couronnement est constitué d'une petite lanterne. L'entrée est protégée par une grille, réalisée par Manuel Baselga, qui donne accès à un portique avec des voûtes d'ogives et une façade en deux parties : la première avec des colonnes doriques, et la seconde avec des niches, dans lesquelles se trouvent la patronne du temple et les armoiries de Rubielos.
Intérieur
L'église présente un plan rectangulaire avec une seule nef et des chapelles latérales, au nombre de six, dédiées à différents usages ou saints. Elle dispose également d'une salle capitulaire du XIXe siècle, où se réunissait le chapitre de la collégiale, et d'un chœur avec des stalles baroques.
Le maître-autel a été victime d’un incendie en 1844 qui a détruit le retable principal ; celui-ci a été reconstruit en 1859 dans un style néoclassique avec une toile représentant le Couronnement, copie d’une œuvre de Velázquez. En 1619, le stucateur Francisco Miliqueta a réalisé la voûte cruciforme du presbytère.
Les six chapelles que l'on trouve à l'intérieur de l'église sont : la chapelle baptismale, avec une grille du XIVe siècle, celle de la Purísima, celle du Carmen, celle du Salvador, celle du Rosaire et celle de Saint-Joseph. La chapelle du Carmen est une extension de l'église réalisée au XIXe siècle, où est vénérée notre patronne, la Vierge du Carmen. Celle-ci est représentée par une toile de la Cène datant du XVIIIe siècle, et c'est là que se déroulent habituellement les messes.
La chapelle du Rosaire a abrité pendant trois siècles un retable de Juan Miguel de Orliens, détruit pendant la guerre civile. La chapelle du Sauveur renferme l'un des trésors les plus précieux, le grand retable de la Vierge, de style gothique international, attribué à Gonçal Peris, qui appartenait à l'école valencienne de Pere Nicolau.
Retable de la Vierge
Ce retable spectaculaire est une œuvre de 7 mètres de haut sur 5 de large. Il comporte 53 petites œuvres d'art représentant la Vie de la Vierge, la Passion du Christ, les évangélistes, divers saints et saintes vénérés à Rubielos, notre blason d'origine, ainsi que des prophètes et des patriarches. Le tout réalisé dans une large palette de couleurs qui en fait l'un des incontournables de Rubielos.


